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L'une des difficultés que la vie nous offre est l'expérience de perdre quelqu'un ou quelque chose d'important pour nous. Il est impossible de traverser la vie sans perdre un ami, un travail, sans qu'un proche meure, etc... La seule façon d'éviter cette difficulté semble être de mourir le premier ! Il y a plusieurs années, nous avons modélisé des gens qui géraient bien la perte de quelque chose ou de quelqu'un en utilisant les techniques des sous-modalités que nous avions apprises de Richard Bandler. Certains peuvent très vite s'adapter à des disparitions majeures et continuer à vivre sans supprimer ou renier leurs sentiments. A l'autre extrême, d'autres sont coincés dans un processus sans fin de chagrin qui les préoccupe et les empêche de prendre plaisir à vivre. La plupart des gens sont quelque part entre les deux. Il leur faut un certain temps pour s'adapter à la perte qu'ils ont subie, et souvent ils vont replonger dans le chagrin en réponse à certains stimuli. Nous avons développé un nouveau modèle pour terminer un deuil, qui peut être utilisé pour procurer au client un sentiment de plénitude à la place du vide et du chagrin. Le modèle met un terme au chagrin et redirige le client vers des expériences de vie satisfaisantes dans le futur. Entre les mains d'un habile praticien PNL, ce changement ne demande habituellement qu'une session. Bien que nous ayons initialement développé ce modèle pour la perte d'une personne aimée, que ce soit parce qu'elle est morte ou parce qu'il y a eu divorce ou séparation, nous avons découvert qu'il a beaucoup d'autres applications utiles. Il y a deux ans, un de nos étudiants, Robert Mac Donald a utilisé ce modèle avec une femme qui avait perdu son enfant peu après sa naissance. Pendant plus de neuf ans, elle avait été incapable de dormir sans prendre quotidiennement des somnifères, avec une posologie encore renforcée autour de la date anniversaire de la mort de l'enfant. Sa vie était constamment assombrie par sa peine. Après une consultation d'une heure, elle était capable de dormir sans somnifères. Deux semaines plus tard, elle traversa le dixième anniversaire de la mort de l'enfant sans problème, et depuis, elle n'a plus éprouvé de chagrin à propos de cet enfant. Plus d'un an après la consultation Robert rendit visite à cette femme chez elle. Elle lui montra des photos de l'enfant et était parfaitement à l'aise en en parlant. Elle avait un sentiment de gratitude plutôt que de se répandre en larmes comme elle faisait précédemment. Dans cet article, nous n'avons pas la place d'étudier les nombreux autres aspects de la PNL qui renforcent le modèle du Deuil : l'utilisation des comportements non-verbaux spécifiques pour obtenir du feed-back, l'utilisation des présuppositions verbales et non-verbales, comment les gens se représentent le temps, la dissociation, et bien d'autres techniques de base qui sont familières aux personnes entrainées à la PNL. DistinctionsAvant d'aborder le modèle de Deuil lui-même, et afin d'être très clairs sur ce que nous décrivons, nous aimerions faire quelques distinctions importantes. Nous définissons le deuil comme un sentiment de vide et de tristesse résultant de la perte d'une expérience précieuse, généralement la perte d'une personne aimée. Cependant, les gens vivent parfois le deuil d'autres pertes, qui peuvent être classées en 4 catégories : objets, activités, lieux et informations. Certaines personnes vont éprouver une grande peine pour la perte d'un objet tel qu'une bague, et un joueur de foot-ball, dont la blessure l'empêche de jouer subit également un manque significatif. Une personne âgée qui part en maison de retraite pert un lieu particiluer qui est important pour elle, et quelqu'un peut perdre des informations importantes à travers une lésion du cerveau ou la sénilité. Nous allons consacrer la suite de cet article à la perte d'une personne aimée, mais nous voulons que vous réalisiez que le modèle fonctionne aussi bien pour n'importe quel type de disparition. Une personne peut également vivre la perte d'une potentialité, c'est-à-dire qu'elle pert quelque chose qu'elle n'a pas réellement, mais qu'elle espérait avoir dans le futur. Une femme qui découvre qu'elle ne pourra pas avoir d'enfant vit une perte considérable. Souvent, une personne va traverser une « crise de la quarantaine », quand il devient évident qu'elle n'atteindra pas les buts dont elle avait rêvé. Ceci démontre que ce qui est vraiment important dans le deuil, c'est la perte de l'expérience subjective, pas la perte dans le « monde réel ». Puisque la perte est en fin de compte la perte d'une expérience subjective (qu'il y ait une perte dans le « monde réel » ou non), ça nous donne un indice sur ce dont la personne a besoin pour s'accomoder de la perte. Le temps est un autre élément essentiel de l'expérience de Deuil. Quand quelqu'un est dans la peine à cause d'une disparition, il pense que ce qu'il a perdu est parti à tout jamais, que ça n'existe plus que dans le passé, et pas dans le présent ou dans le futur. Souvent la personne suppose qu'il n'aura plus jamais cette expérience. Ceci nous livre une autre clef sur ce qui est nécessaire pour guérir le chagrin d'une disparition. Une autre distinction significative est de savoir si la disparition est vécue par le client comme la disparition d'une partie de lui ou de quelque chose d'extérieur à lui. La perte d'une partie de son identité a plus d'impact sur quelqu'un que la perte de quelque chose d'extérieur à lui. La perte d'un conjoint peut être mélangée à la perte du concept de soi d'être une personne capable d'être aimée, une personne mariée, ou toute autre identité que la personne disparue conférait à celle qui reste. Bien que le modèle de Deuil fonctionne bien avec les deux types de disparitions, il est souvent utile d'identifier si vous êtes en train de travailler sur la signification qu'a la disparition sur le concept de soi du client. Trois expériences qui accompagnent fréquemment le chagrin : Il y a trois autres sortes d'expériences qui accompagnent fréquement le chagrin, et qui sont souvent confondues avec lui. C'est très important de les identifier et de les traiter séparément, et différemment. Si la disparition a été très violente ou pénible, comme un accident de voiture ou une longue agonie, il peut y avoir une réponse phobique accessoire de peur ou de dégoût. Elle doit être traîtée avant d'utiliser le modèle de deuil, avec la méthode de double dissociation. Si le client était ambivalent à propos de la personne disparue, il peut y avoir des sentiments de colère ou de ressentiment envers les aspects de la relation qui n'étaient pas agréables. Il faut alors séparer les expériences positives des expériences négatives : « Personne n'est parfait ! Je suppose que certains des moments que vous avez vécus avec lui n'ont pas été agréables et que vous êtes soulagé de ne plus avoir à les revivre. Pour vous aider à soulager votre peine, je veux que vous pensiez uniquement aux expériences positives que vous aviez avec lui. » Il peut y avoir également des réactions consécutives à la disparition et au chagrin qui en résulte. Souvent, les gens se sentent en colère, déprimés, abandonnés, etc... après une dispartition. La plupart de ces réactions disparaîtront ou changeront automatiquement quand le chagrin aura été transformé par le modèle de Deuil (Quand vous ne vivez plus quelque chose comme une perte, il n'y a plus rien contre quoi se mettre en colère). Si des réactions secondaires subsistent après application du modèle de Deuil, elles peuvent être traitées par d'autres modèles de la PNL. Première PartieUne personne qui éprouve du chagrin après un deuil représente typiquement la personne disparue comme séparée d'elle dans le passé. Il y a de nombreuses représentations internes possibles de cette séparation ou de cette perte : Vous pouvez construire une image du disparu au loin, vous pouvez voir un creux dans le lit mais voir qu'il n'y a personne dedans ou la personne disparue peut apparaître transparente, floue, ou comme un fantôme, etc... A cause de ça, les bonnes sensations reliées au fait d'être avec la personne aimée sont perdues, et le client reste avec seulement une sensation de vide. La première partie du modèle de deuil réhabilite cette expérience perdue de façon à ce qu'elle devienne une ressource vécue dans le présent. Les étapes suivantes sont des interventions pour un exercice d'apprentissage du modèle. Nous vous invitons à l'essayer sur vous-même et/ou sur un client (La première fois, il est conseillé de ne pas choisir la disparition la plus grave que vous ayez vécue !). Etape préliminaire : Trouver une « Pause » ou un stimulus pour un état ressource. Si le client est dès le début en train de pleurer, ou s'il est déprimé, vous avez besoin de trouver une façon de transformer cet état en état plus utilisable avant d'essayer de faire quoi que ce soit d'autre. Vous devez également être capable d'interrompre cet état paralysant à chaque fois qu'il réapparaît. Même si le client commence la séance « en forme », il se peut qu'il plonge dans un chagrin profond pendant que vous traversez les premières étapes de ce modèle. Vous pouvez donc avoir besoin d'interrompre cet état au cours de la séance. Demander au client de se tenir debout et de marcher dans la pièce, le distraire, l'étonner ou lui poser des questions sur un sujet qui lui est familier peuvent être suffisant pour interrompre l'état bloqué et accéder à un état ressource. Etape 1 : Expérience de disparition (absence/vide)Pensez à l'une des expériences suivantes :
Etape 2 : Expérience de présence (plénitude)Pensez maintenant à l'une des expériences suivantes :
Etape 3 : Cadre de contrasteComparez vos deux expériences internes (absence et présence). Quand vous pensez à l'expérience « absence », qu'est-ce que vous voyez, qu'est-ce que vous entendez ? Quand vous pensez à l'expérience « présence », qu'est-ce que vous voyez, qu'est-ce que vous entendez ? Faites une liste de toutes les différences de sous-modalités entre les 2 expériences. Les sous-modalités sont les plus petites distinctions dans les modalités visuelles, auditives ou kinésthésiques. Des sous-modalités visuelles sont, par exemple, des images proches ou lointaines, brillantes, claires, etc... Par exemple, l'absence peut être une photographie noir et blanc, dissociée, alors que la présence est un film en couleur associé. Faites spécialement attention aux différences telles que : film animé/diapositive immobile, association/dissociation, localisation dans l'espace, distance ou transparence (Un exemple sera donné plus loin. Voir aussi : « Using your brain for a change » de Richard Bandler). Etape 4 : Faire varier les sous-modalités :Utilisez chacune des différences de sous-modalités (une à la fois) pour modifier l'expérience d'absence de manière à la rendre similaire à l'expérience de présence. Par exemple, si on prend les différences mentionnées au paragraphe précédent : « Regarde la photo immobile et permet lui de se dérouler en un film de ce qui est arrivé avant et après la photo... Quand la photo est devenue un film, remarque jusqu'à quel point ça change ta sensation d'absence en un sentiment de plénitude. » Revenez à la sous-modalité du départ avant d'essayer la suivante. Dans l'exemple ci-dessus, vous transformeriez à nouveau le film en photo avant de changer le noir et blanc en couleur. Trouvez quelles sous-modalités sont les plus puissantes pour réduire la sensation kinésthésique d'absence et pour augmenter la sensation de présence. Si vous vous apercevez que le fait de changer une des sous-modalités change automatiquement les autres, c'est une indication que c'est l'une des plus puissantes. Etape 5 : Vérification écologiqueAvez-vous des objections pour changer votre expérience de la disparition de cette personne, pour qu'elle devienne une ressource dans le présent ? Est-ce que l'un des membres de votre famille aura quelque chose à redire si vous n'avez plus de chagrin ? Utilisez le recadrage et toute autre intervention pour réfuter toutes les objections avant d'aller plus loin. Par exemple, si le client dit qu'avoir de la peine est une façon « d'honorer la personne décédée », vous pouvez répondre : « Quelle meilleure façon d'honorer cette personne peut-il y avoir que de l'emporter avec joie dans votre cœur pour le reste de vos jours ? », ou « Si vous mouriez demain, voudriez-vous que les personnes que vous aimez soient malheureuses ou préféreriez-vous qu'elles se souviennent de vous avec amour pendant qu'elles continuent leur chemin dans la vie ? » Etape 6 : InterventionEn commençant par les sous-modalités les plus puissantes que vous avez identifiées, changez l'expérience d'absence/disparition en une expérience de présence/plénitude. En général le contenu de la représentation demeure le même. Néanmoins, de temps en temps, le contenu peut avoir besoin d'être ajusté pour s'accorder à la structure de l'expérience « présence ». Etape 7 : Test Pensez à l'expérience « absence » maintenant.Est-ce qu'elle ressemble autant à une ressource que l'expérience « présence » ? Est-ce que la nouvelle représentation de l'« absence » est maintenant la même que celle de « présence », en termes de sous-modalités? S'il y a encore des différences, identifiez-les et utilisez-les pour compléter le changement. 2eme PartieLa première partie utilise toutes les ressources internes et les façons de coder l'information que le client possède, dans le but de transformer l'expérience de quelque chose perdu dans le passé en une ressource dans le présent. Le degré d'efficacité dépend de la performance des stratégies existant chez le sujet. Les stratégies de certaines personnes pour en finir avec la peine ne sont pas aussi efficaces que celles d'autres personnes, ce qui peut empêcher la résolution complète pendant l'étape 6, « Intervention ». Le client ne fait pas le plein de ressources. Nous avons développé la 2ème partie à partir des stratégies spontanées les plus efficaces pour terminer un chagrin. Elle construit le sentiment d'avoir accès, dans le présent et dans l'avenir, à ce qui faisait la valeur de ce qui a été perdu. Cette partie renforce la capacité du sujet de trouver activement, maintenant et dans le futur, des expériences de remplacement appropriées (Sans ça, il est possible qu'il se sente bien à propos de ses ressources internes mais reste assis dans un placard le reste de sa vie !). La 2ème partie peut être partiellement redondante avec la 1ère partie, si la personne utilise déjà une méthode efficace pour résoudre un chagrin. Nous recommandons néanmoins de passer par toutes les étapes de cette 2ème partie, car elle prend peu de temps et vous assure d'avoir la réponse positive optimale. Etape 1 : Accéder à l'expérience disparuePrenez l'expérience disparue que vous venez de transformer d'absence en présence et représentez la d'une façon naturelle et facile pour vous. Etape 2 : Identifier les objectifs et valeursEn vous construisant cette représentation, identifiez et représentez à un autre endroit les qualités, aspects ou objectifs de cette expérience qui en faisaient quelque chose de précieux ou de spécial pour vous (Il se peut que vous ayez déjà commencé à faire ça dans la 1ère partie, étape 1). Par exemple, si vous avez perdu un bon ami, peut-être accordez-vous du prix à cette amitié parce que vous sentiez que vous pouviez être vous-même avec cette personne, ou parce que vous preniez plaisir au sens de l'humour particulier que vous aviez avec cette personne. Sans nécessairement voir la personne qui est disparue, nous vous demandons de penser aux qualités qui faisaient que cette relation avait de la valeur. Demandez-vous : « Qu'est-ce que cette relation m'apportait d'important ? » Etape 3 : Trouver des équivalences concrètesSi cette sorte d'expérience, avec ces qualités, vous arrivait dans le futur, quelle forme pourrait-elle prendre ? Comment pourriez-vous vivre ces qualités, et satisfaire ces objectifs de différentes façons dans le futur ? En gardant ces qualités, valeurs ou objectifs, laissez d'autres représentations se former dans un 3ème endroit : des représentations appropriées à qui vous êtes aujourd'hui et à qui voous serez dans le futur. Ces représentations peuvent être quelque chose de différent de l'expérience que vous avez vécue dans le passé pour être pour être congruente avec qui vous êtes maintenant et avec ce que vous pouvez raisonnablement obtenir dans le futur. Ces représentations devraient être attractives et convaincantes mais peu spécifiques pour permettre une grande variété de futurs possibles. Etape 4 : Vérification écologiqueAvez-vous des objections pour faire de ces expériences ou directions une partie de votre futur ? Est-ce que quelqu'un dans votre vie a des objections à formuler ? Ajuster ces représentations ou recadrez, pour satisfaire toutes les objections. Etape 5 : Installation dans le futurPlacer cette expérience dans votre présent et votre futur, à n'importe quel moment où ça semble approprié (ligne du temps). Utilisez-la comme un guide pour rendre votre vie plus pleine et plus satisfaisante. Robert Mac Donald aime prendre cette image d'un grand jeu de cartes, des milliers de cartes : en en gardant une avec vous dans le présent, vous pouvez projeter le reste des cartes dans le futur, de manière à ce qu'elles s'étalent spontanément et tombent à de nombreux endroits de votre futur, sur votre ligne du temps. Une recherche d'information succinte sur la ligne du temps du client est utile pour cette étape. D'ordinaire, c'est suffisant de demander : « Quand vous pensez à ce que vous savez se produire dans votre futur, où voyez-vous ces choses ? » Nous pourrions dire bien d'autres choses à propos de ce modèle :
Nous espérons faire ceci dans un livre à paraître sur le deuil, qui s'intitulera : « Transformer le chagrin en gratitude ». Copyright Steve et Connirae Andreas traduit par Alain Lhuissier Maître-Praticien en PNL. Faire le deuil d'une relation
Je veux t'aimer sans m'agripper, Virginia Satir Retrouver son unicité après une ruptureComment faire de cette rupture, de cette séparation, une nouvelle naissance dans votre vie? Première étape : se mettre en état de Ressources. Recontacter et ancrer « un sentiment profond d'appartenance à quelque chose de plus grand que soi », comme une irrésistible envie de vivre, d'Etre. Deuxième étape : la rupture, la séparation.
Troisième étape : faire le deuil. a) Retrouver son unicité :
b) Se quitter sans être séparé (symboliquement) :
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